La Voie Lactée notre Galaxie


Photo NASA
 

La Voie lactée appelée aussi « notre galaxie », ou parfois simplement « la Galaxie », avec une majuscule) est le nom de la galaxie dans laquelle se situe le Système solaire (dont la Terre, notamment). Cette appellation marque une insupportable erreur : la Voie Lactée ne s’avère être en réalité que la traînée lumineuse observée lors des nuits pures. Notre galaxie a progressivement pris le nom, au fil de l’habitude, de la lumière diffuse de notre ciel nocturne.

Elle est partiellement visible dans de bonnes conditions d’observation (absence de pollution lumineuse), notamment sous les tropiques, sous la forme d’une bande plus claire dans le ciel nocturne. Comme nous sommes au sein de la galaxie, que, de même que le grand public, nous confondrons avec la Voie Lactée, et plus précisément à sa périphérie, il est difficile de connaître sa forme exacte, mais l’on sait qu’elle est assez semblable à celle de la Galaxie d’Andromède. Il s’agit donc d’une galaxie spirale, mais il est difficile d’établir s’il s’agit d’une galaxie spirale ordinaire ou d’une galaxie spirale barrée, son noyau présentant une barre de faible extension découverte en 1991. Le type de spirale (a, b ou c selon le degré d’ouverture des bras) est lui aussi difficile à déterminer du fait que nous n’avons pas de vue externe de notre galaxie. Divers arguments favorisent des bras plutôt fermés (b) ou plutôt ouverts (c), aussi son type est-il considéré comme étant S(B)bc.

En tout état de cause, sa forme générale est un disque d’environ 120 000 années lumières de diamètre comportant un bulbe central, lui-même entouré d’un halo sphérique de faible densité d’environ 100 000 al  de diamètre. Elle contient selon les sources  environ 120 milliards  d’étoiles, dont le Soleil, pour une masse totale évaluée de l’ordre de plusieurs centaines de milliards de masses solaires.

Si nous voulions compter les étoiles de notre Galaxie, une par une, il nous faudrait compter sans interruption pendant 38 siècles !

En comptant une à une chaque étoile à un rythme d’une seconde (ce qui est très rapide) et cela jour et nuit, 365 j par an !:

  • 3600 en une heure
  • 86400 en 1 j (3600×24)
  • 31 536 000 en 1 an (86400 x 365)
  • 3 153 600 000 en 1 siècle  (31 536 000 x 100)
  • soit pour 120 milliards d’étoiles 120 000 000 000 / 3 153 600 000 = 38.05 siècles ! Uniquement pour notre Galaxie

Le nombre de galaxies dans l’Univers visible est de l’ordre de 350 milliards !

Compte tenu de la position très excentrée du Système solaire, les étoiles les plus éloignées de notre galaxie sont distantes d’environ 78 000 al (24 kpc), alors que l’étoile la plus proche du Soleil, Proxima Centauri, se trouve à 4,22 al.

La dénomination « voie lactée » désignait d’abord uniquement la partie observable à l’œil nu de notre galaxie qui crée la bande blanchâtre tracée dans le ciel nocturne par le disque galactique, mais elle est maintenant fréquemment utilisée pour désigner toute notre galaxie : elle s’écrit alors « Voie lactée » avec une majuscule, comme la Galaxie (notre galaxie) ou le Soleil (le soleil).
La première tentative de description de la forme de la Voie lactée et de la disposition du Soleil en son sein fut faite par
William Herschel en 1785. Il compta avec beaucoup de prudence le nombre d’étoiles dans différentes régions du ciel. Il fit un diagramme de la forme de la Voie lactée et plaça le système solaire près du centre.

En 1920, Jacobus Kapteyn arriva à une image d’une petite galaxie ellipsoïdale (d’environ 15 000 parsecs de diamètre), avec le Soleil également proche du centre. Une méthode différente, proposée par Harlow Shapley, fondée sur la position des amas globulaires, mena à une image radicalement différente de tout ce qui avait été vu jusque-là : un disque plat d’un diamètre d’environ 70 000 parsecs (soit un peu plus de 200 000 années-lumière) avec le Soleil très éloigné du centre. Les deux analyses ne tinrent pas compte de l’absorption de la lumière par la poussière interstellaire (phénomène appelé extinction) présente dans le plan galactique, mais après que Robert Jules Trumpler eût quantifié cet effet en 1930, en étudiant les amas ouverts, l’image actuelle de notre galaxie émergea.

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